Il est venu le temps de la cabane à sucre

Il fait frette, il fait gris, il fait sombre, autant d’excellentes excuses pour aller s’engraisser dans l’une de ces institutions canadiennes !

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La cabane à sucre est en fait un restaurant qui se situe à coté d’une érablière, d’où est tiré notre nouvelle drogue : le sirop d’érable. La perspective de passer un repas entier à en verser sur tout ce qui nous sera présenté est trop alléchante, nous avons donc réservé pour le déjeuner du premier dimanche d’ouverture de la cabane Handfield, à 45 minutes de route de Montréal.

Les copains ne se font pas prier et c’est donc à 8 plus une demi-portion que nous nous rendons, l’estomac dans les talons, à Saint Marc sur Richelieu. A notre arrivée, surprise ! Deux beaux chevaux de trait attelés à une carriole nous attendent pour nous mener en terre promise. Tout le monde grimpe et fouette cocher !

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Nous arrivons à la cabane, rustique mais très confortable et bien décorée. Après une attente au bar où nous goûtons les « oreilles de crisse » (lard/couenne de porc salée et frite : on vous confirme que c’est aussi mauvais que ça paraît l’être) et une bonne bière fraîche, il est temps de passer à table.

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Assis près du poêle, l’oreille charmée par les airs qu’un accordéoniste joue en virtuose, nous commençons notre repas.Handfield-21

 

En entrée, salade de chou vinaigré, une soupe de pois, du creton (entre le pâté et la rillette), des pickles et betteraves marinées… On goûte de tout, Sarah a confirmation que les betteraves ne s’entendent définitivement pas avec son palais. Le plat arrive. Enfin…

LES platS ! Omelette, jambon tranché épais, saucisses, boulettes en sauce, fèves au lard, tout est délicieux et c’est encore mieux arrosé d’une belle rasade d’un sirop d’érable ambré et aussi épais que du miel. Impossible de résister et malheureusement, nous commettons l’erreur classique du débutant, nous nous re-servons. Quand la serveuse arrive pour nous débarrasser, nous n’avons plus faim. Heureusement, l’annonce des desserts à venir re-motive les troupes ! Tarte au sucre, pancakes, poudding chômeur, poudding au pain, galettes de sarrasin, nous mettons un point d’honneur à tout goûter ; Sarah complète le tout d’un grand verre de lait frais de la ferme, pour faire de la place. Le poudding chômeur est succulent, ce sera notre prochain défi pâtissier.

Heureusement pour nos pauvres estomacs, le gavage est terminé. Enfin… presque! Il nous reste à déguster la tire d’érable ! Minute explicative : l’eau d’érable recueillie des arbres est chauffée dans une grande marmite au dessus d’un feu de bois pendant plusieurs heures (et surveillée comme le lait sur le feu d’ailleurs, gare à ce que ça ne mousse pas sinon il faut tout jeter). Un fois au stade de caramel, on en jette des petites cuillerées sur de la neige bien fraîche, on attend un peu et il n’y a plus qu’à récupérer sa tire avec un bâtonnet de bois. Délicieux mais franchement trop sucré après de telles agapes !

Bien au chaud dans nos fourrures, nous partons donc marcher une petite heure pour les filles et le petit Jules et patiner pour les garçons, avant un retour à Montréal et une diète salvatrice.

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